jeudi, 10 décembre 2009
comme dirait JFK, faut pas s'laisser abattre
Et voilà comment j'ai fini par décider qu'il ne fallait pas se laisser abattre...
« C'est mon prof d'Inde qui m'y a fait penser. Il nous expliquait que là-bas, pour faire marcher l'administration, les emplois, les salaires, la consommation... bref l'économie, ils embauchent n'importe qui pour faire n'importe quoi, et ce, sans avoir besoin d'être Montpelliérain.
Il avait croisé ainsi un homme d'une vingtaine d'années dont le métier était d'agiter un drapeau Indien monté sur un très haut bâton, sous les fenêtre du bâtiment officiel devant lequel il était... pour faire fuir les pigeons. Forcément, le pigeon s'envole et se pose sur la fenêtre d'à côté, l'air de rien. Et l'homme employé allait alors devant l'autre fenêtre pour y rechasser le pigeon, et ainsi de suite, pendant toute une journée.
Et c'est là que le prof a conclu par un "il faut avoir une vie intérieure plutôt riche pour ne pas devenir complètement fou".
Et je suis carrément fan de cette phrase. Elle peut s'appliquer pour tout !
Ca m'a, forcément, fait réfléchir, et je me suis dit que c'était ça que j'avais : une vie intérieure riche.
Je ne parle pas de réflexion intense sur le sens du mot "acnestis" (le point précis dans le dos où tu ne peux pas te gratter tout seul), mais plutôt du dialogue, des pensées qui partent trop loin.
Je pense que tout le monde marche comme ça, mais j'ai juste l'impression que, pour moi, le silence suffit. Le non échange. Je suis bien dans ma tête, je m'amuse bien, je rigole souvent toute seule. D'un seul coup, je vais me taire, et écouter parler les gens, juste les écouter, tout en étant dans mes pensées, sans rien suivre de ce qu'ils peuvent bien raconter, et puis changer, et aller voir ailleurs.
Quitte à passer pour une folle.
Il y a beaucoup de choses que je voudrais bien être ou que je voudrais bien faire.
J'aimerais bien passer pour une folle. Ou une nana extravagante. Je ne le suis pas du tout, je me trouve même completement banale à vrai dire, et j'admire toutes ces personnes un peu barges. Dans leur monde aussi, mais un monde qui s'écoule vers l'extérieur. Et vu qu'ils sont un peu étrangers à tout ça, ils rigolent, mais un peu dérangés quand même.
Je préfère tout garder pour moi finalement...
Je m'égare.
Pour rapider tout ça,
Je voulais juste justifier cette note par le fait que quand je marche dans ma rue, et particulièrement dans ma rue, c'est que j'ai déjà fait un trajet de 15mn à pied depuis l'hotel de ville, et donc que j'en suis venue au moment de la conclusion de ma pensée, puisque mon entrée approche, et que j'aurai besoin de toute ma concentration pour ces horribles 6 étages.
Pendant que je marche dans ma rue, j'écris un post de blog, une note que je n'écrirai jamais, elle est tout bien rédigée dans ma tête, y'a même les jeux de mots, les parenthèses où tout part en couille, et surtout le fil de la pensée. J'ai 9 numéros pour tout finaliser.
Alors je pousse la porte de mon entrée en même temps que « post ». »
(ouai tout ça pour ça...)
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